Brancaleone s'en va-t'aux croisades

À l’ère médiévale, le chevalier Brancaleone dirige avec maladresse une petite armée de Croisés à la conquête du Saint Sépulcre, à travers l’Italie. Sur son chemin, il multipliera les gaffes, et rencontrera une princesse, une sorcière, et même la Mort...

Personnage méconnu chez nous, Brancaleone est indissociable de la culture italienne, dont le nom est encore synonyme de pied-nickelé. Quatre ans après L'Armée Brancaleone, Mario Monicelli retrouve son personnage toujours interprété par un Gassman en grande forme, multipliant les références et les clins d’œil (Bergman, Kurosawa), pour un résultat toujours aussi hilarant et irrévérencieux.

Arthur H

‌Farce métaphysique, anarchiste, éminemment subversive, Brancaléone s’en va en croisade est un film atypique issue de l’incroyable vitalité et créativité du cinéma italien des années soixante et soixante-dix. Comme un bâton de dynamite posé l’air en rien sur les fondations de la société italienne, de la religion en général, de l’hypocrisie en particulier. Rien ne résiste à l’innocence destructrice de Brancaléone, génial Vittorio Gassman, qui amène et révèle un chaos ravageur ou qu’il aille. Un film pour ceux qui, comme moi, apprécient l’insolence joyeuse et la liberté poétique.

Brancaleone alle crociate. 1970. Couleur. 116mn. VOSTF. Italie / Algérie. Comédie.
Réalisation: Mario Monicelli. Production: Mario Cecchi Gori, Ahmed Rachedi. Scénario: Agenore Incrocci, Furio Scarpelli, Mario Monicelli. Montage: Ruggero Mastroianni. Photographie: Aldo Tonti. Musique: Carlo Rustichelli. Avec: Vittorio Gassman, Stefania Sandrelli, Adolfo Celi.
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