• Elegy
  • 23Keller
  • Canal Plus Cinéma
  • Lobster
  • Duran Duboi
  • Forum des Images
  • Standard, magazine jeune et poli
  • Nova, le grand mix
  • Vice
  • Mairie de Paris
  • Mad Movies
  • Trois Couleurs.
  • Activision
  • Geek, le magazine
  • Agnès B.
  • Excessif

Viva Pinku Eiga !

Viva Pinku Eiga !

Au début des années 70, la Nikkatsu, immense studio japonais, se lançait dans la production de «Roman Porno» (Pinku Eiga), alliance d’érotisme cru et de romance malsaine. En raison d’une censure impitoyable, la représentation de la sexualité ne pouvait pas se faire de manière explicite. D’autant que tout manquement au principe était sévèrement condamné ; ce qui arriva à La Nikkatsu, poursuivie en 1972 pour quatre films jugés obscènes. L’érotisme se traduisait ici par une violence exacerbée mélangeant plaisir et hantise, et servait de moteur pour développer des écheveaux sentimentaux, des drames sociaux ou des fresques historiques.

Crées à l’origine pour redynamiser une industrie qui s’enfonçait dans la crise économique, les Roman porno représentaient un atout économique considérable : réalisés en peu de temps (généralement moins de 15 jours, tournage et montage inclus), d’une courte durée (70 à 80 minutes environ) et produits en grande quantité (environ 6 ou 7 films par mois). Mais ceux qui étaient derrière la caméra tournaient en 35mm, ne bâclaient pas le travail et souhaitaient utiliser des images suffisamment suggestives pour créer une stimulation cérébrale durable. C’est pourquoi n’importe quel Roman Porno trahit à chaque plan l’identité de son auteur et surtout son état d’esprit.

RETOUR