
Né le 23 janvier 1944 à Breukelen, Rutger Hauer a prouvé durant sa carrière qu'il était capable de tout jouer, du jeune romantique (ses yeux bleus) au monstre increvable (sa silhouette inquiétante). Celui qui a changé sa vie ? Paul Verhoeven, le “Hollandais violent”. Sous sa direction, il crève l'écran dans la série FLORIS (1969); devient sculpteur romantique à en crever dans TURKISH DÉLICES (1973); assiste à l'ascension d'une showgirl chez Zola (KATTIE TIPPEL, 1975); connaît un VOYAGE AU BOUT DE L'ENFER (SOLDIER OF ORANGE, 1977); provoque le malaise dans SPETTERS (1980). De plus en plus successful, Rutger traverse l'Atlantique. Là-bas, il se spécialise dans les séries B (ahhh, LES FAUCONS DE LA NUIT, avec Stallone) et se transforme en Roy Batty, répliquant qui pleure et cherche des noises à Harrison Ford dans BLADE RUNNER, l'adaptation de K. Dick par Ridley Scott. Son regard d'acier subjugue, sa carrière internationale débute enfin : présentateur de télévision dans OSTERMAN WEEK-END de Sam Peckinpah et chef de mercenaires vénaux dans LA CHAIR ET LE SANG (1985), retrouvailles avec Verhoeven aux Etats-Unis. Il forme avec Jennifer Jason Leigh un couple anti-Hollywoodien au possible. Qui se retrouvent dans HITCHER, de Robert Harmon. Dans les années 90, Rutger collectionne les films qui ne sont pas à la hauteur de son talent, à quelques exceptions près (SIMON LE MAGICIEN, de Ben Hopkins). Il lui faudra attendre Christopher Nolan et Robert Rodriguez pour connaître une seconde gloire dans BATMAN BEGINS et SIN CITY.
Jean-Pierre Mocky enchaîne les petits rôles avant de passer derrière la caméra en 1959 avec LES DRAGUEURS, son premier succès. Il s'impose rapidement comme un cinéaste iconoclaste qui tire à boulets rouges sur les sacro-saintes institutions avec une verve inoubliable. Et il lui arrive souvent de saisir l'air du temps, comme dans Solo, l'un des premiers polars à aborder les désillusions de Mai 68. Pendant trois décennies, il a dirigé les plus grands (Francis Blanche, Jean Poiret ou encore Michel Serrault avec qui il a tourné pas moins de douze films) et leur a écrit des rôles sur mesure avec, à chaque fois, l'envie d'écorner leur image publique. Difficile d'oublier Bourvil en cureton malhonnête dans UN DRÔLE DE PAROISSIEN ; Jacqueline Maillan en voisine tragique martyrisée par Jean-François Stévenin dans Y A-T-IL UN FRANÇAIS DANS LA SALLE ? et adepte du téléphone rose dans LES SAISONS DU PLAISIR ; ou encore Catherine Deneuve, en vieille fille dans AGENT TROUBLE. Sa filmographie contient également des bizarreries comme le culte LITAN : LA CITÉ DES SPECTRES VERTS en 1982, qui glana le prix de la critique au festival d'Avoriaz. Celui qui a payé sa liberté d'expression, hurlé « moteur ! » pendant les tournages et s'est toujours entouré de “gueules” magnifiques (Dominique Zardi, Henri Attal, pour ne citer qu'eux) reste aussi l'homme de toutes les légendes : mannequin en Italie avec Clint Eastwood, propriétaire du mythique BRADY, auteur d'un porno sous le pseudonyme Serge Bateman... Plus que jamais, il demeure le symbole d'un cinéma que nous avons tant aimés, sans doute amené à disparaître.
Observateur privilégié des artistes, Julien Temple n'est qu'un étudiant lorsqu'il découvre le milieu punk et suit avec une caméra pendant trois ans les répétitions et les concerts des Sex Pistols, comprenant qu'ils valent mieux qu'un groupe de prolos mal élevés qui secouent les habitudes. Il monte ses images sous la houlette de leur manager Malcolm McLaren et signe son premier documentaire : LA GRANDE ESCROQUERIE DU ROCK N'ROLL (1980). Mais ses accointances avec le groupe lui ferment des portes. Il multiplie alors les captations live et les clips. En 1986, il tourne ABSOLUTE BEGINNERS, une comédie musicale qui, en dépit de la présence de David Bowie, fait un bide au box-office. La société de production dépose le bilan et Temple sombre dans la dépression. Il part aux États-Unis pour tourner EARTH GIRLS ARE EASY (1989), combinaison de science-fiction et de comédie musicale avec Geena Davis, Jeff Goldblum et Jim Carrey, alors débutant, ou encore BULLET (1996), avec au casting Mickey Rourke, Adrien Brody et le rappeur Tupac Shakur. À la fin des années 90, il retourne en Grande-Bretagne avec pour objectif de ne tourner que les films qu'il a envie de faire. Fan de L'ATALANTE, il signe VIGO, HISTOIRE D'UNE PASSION, sur la vie du “Rimbaud du cinéma” ; puis L'OBSCÉNITÉ ET LA FUREUR, biographie survitaminée des Sex Pistols saluée par la critique, et, plus tard, PANDAEMONIUM. En 2007, il est doublement de retour avec les documentaires musicaux JOE STRUMMER: THE FUTURE IS UNWRITTEN, sur le leader des Clash, et GLASTONBURY, sur l'un des plus grands festivals de rock au monde, et OIL CITY CONFIDENTIAL, sur Dr Feelgood en 2009.
Diplômée de lettres classiques et de linguistique à l'université de Bologne, Liliana Cavani étudie également au Centro sperimentale de Rome. Au début des années 60, elle travaille pour la télévision italienne, notamment à la RAI, et réalise plusieurs documentaires sur le IIIe Reich, Staline ou le procès de Pétain. En 1966, elle passe du côté fiction avec FRANÇOIS D'ASSISE – un sujet qu'elle redéveloppera trente ans plus tard dans FRANCESCO avec Mickey Rourke, dans sa grande époque. Désireuse d'aller à l'encontre du politiquement correct, ses prises de position divisent (GALILÉE, 1969) et ses audaces sidèrent (LES CANNIBALES, en 1970, hanté par l'ombre d'Antigone). À partir de là, Cavani se spécialise dans la transgression des interdits et le refus des tabous, à une époque où tout était permis et possible au cinéma. Ça donne le si équivoque Portier de nuit en 1974, où Dirk Bogarde et Charlotte Rampling se dévorent dans les poubelles de l’histoire – un film jumelé aux Damnés de Visconti. Les histoires d’amour hors normes la passionnent. Dans Au-delà du bien et du mal (1977), ce sont Nietzsche et Lou Andreas Salome. Dans Berlin Affair (1985), deux femmes dans le Berlin de 1938. Dans Sans pouvoir le dire (1993), des sourds-muets. Sa fascination pour la Seconde Guerre Mondiale la guide vers La peau (1980), une adaptation du roman de Curzio Malaparte qui montre les restes du Naples fasciste où tout est à vendre. Egalement metteur en scène de théâtre, elle reviendra au cinéma en 2002 avec Ripley’s game, une nouvelle variation autour du roman de Patricia Highsmith..
Koen Mortier a commencé le cinéma sur le tard, à 30 ans, avec des courts métrages expérimentaux comme ANA TEMNEI, en 1995 ou A HARD DAY'S WORK, deux ans plus tard. C'est avec celui-ci qu'il a glané de nombreux prix, notamment au BIFFF. Son parcours est étrangement proche de celui de Roy Andersson (CHANSONS DU DEUXIÈME ÉTAGE). Comme ce dernier, il a longtemps exprimé son imagination dans des pubs à l'univers visuel poétique, en maniant parfois la 3D. Lassé par ce format, Mortier commence l'écriture de son premier long métrage, EX DRUMMER, il y a plus de dix ans, avec Philippe Bober, propriétaire de Coproduction Office. Hélas, rien n'a abouti. Le projet est relancé trois ans plus tard lorsqu'il monte la société Epidemic, destinée à promouvoir de jeunes réalisateurs sans prendre de risques financiers, tout en assurant une grande liberté artistique. Grâce à lui, on a pu assister à l'émergence de cinéastes prometteurs comme Pieter Van Hees (LEFT BANK, DIRTY MIND). Au moment où EX DRUMMER suscite des réactions controversées dans divers festivals, il reçoit des propositions des studios américains – auxquelles il ne donne pas suite – et achète les droits du roman HAUNTED (À L'ESTOMAC) de Chuck Palahniuk, l'auteur de FIGHT CLUB. Depuis, il a signé 22ND OF MAY, encore plus inclassable et underground que EX DRUMMER.
Actrice parfaitement bilingue, Charlotte Rampling peut s'enorgueillir d'avoir travaillé avec les plus grands, de Visconti à Boorman en passant par Lelouch, Boisset, Lumet, Irvin,... Démontrant très tôt un goût prononcé pour la diversité, elle s'essaie à tous les genres tout au long d'une carrière internationale, et apporte sa prestance à des dizaines de longs métrages comme LES DAMNÉS (Luchino Visconti, 1969), ORCA (Michael Anderson, 1977), STARDUST MEMORIES (Woody Allen, 1980) ou encore PORTIER DE NUIT, réalisé par Liliana Cavani, dans lequel elle joue le rôle difficile d'une victime toujours amoureuse de son geôlier, vingt ans après avoir été libérée des camps de la mort.
Fondateur de Lobster Films et Steamboat Films, Serge Bromberg est aussi producteur et réalisateur de documentaires. Après quelques émissions sur Paris Première et La Cinquième, dont PROFESSION AMATEUR, ÇA TOURNE BROMBY? et CELLULO, il lance l'émission RETOUR DE FLAMME sur Ciné Cinéma, qu'il anime avec sa passion du cinéma, mettant un point d'honneur à retrouver les films que l'on considère comme perdus pour les restaurer et les faire redécouvrir au plus grand nombre, ainsi que le prouve brillamment son film L'ENFER, D'HENRI GEORGE CLOUZOT, co-réalisé avec Ruxandra Medrea, primé aux Césars en 2010 et présenté à L'ÉTRANGE FESTIVAL en 2009.
Animateur et réalisateur de courts métrages, Ben Wheatley se fait vite remarquer grâce à ses vidéos virales qu'il diffuse sur Internet, dont certaines comptent des dizaines de millions de visionnages. Il travaille ensuite pour la BBC et Channel4, écrivant et réalisant des publicités et des séries télévisées, n'hésitant pas à apparaitre devant la caméra pour certains sketches. Passé au long métrage avec DOWN TERRACE, qui remporte plusieurs prix dans les festivals, il montre la même habileté, et se lance dans la réalisation de son deuxième film, KILL LIST.
Passionné par les comics et le cinéma et inspiré par les grands noms de la bande dessinée belge, Michael R. Roskam s'est très vite décidé à débuter une carrière de dessinateur de bandes dessinées. Après avoir obtenu son diplôme, il s'est lancé dans l'écriture et l'expérimentation vidéo, devenant journaliste durant un temps, avant d'écrire et réaliser son premier court métrage, HAUN, scellant ainsi son retour aux racines de sa passion pour l'image. Son second court, CARLO, remportera plusieurs prix dans des festivals internationaux. Il vient présenter son premier film, BULLHEAD (RUNDSKOP) pour lequel il retrouve Matthias Schoenaerts, déjà présent dans son court métrage THE ONE THING TO DO.
Claire Devers commence très fort sa carrière de réalisatrice en remportant le Prix de la Caméra d'Or du 39ème Festival de Cannes avec son premier film, NOIR ET BLANC, décrivant la relation trouble entre un jeune homme blanc et son masseur noir, qui sera suivi trois ans plus tard de CHIMÈRE, drame présentant la lente déliquenscence du couple de Béatrice Dalle. Scénariste de talent, elle écrit le scénario de chacun de ses films, à l'exception de celui de MAX ET JÉRÉMIE, son plus grand succès public.
De l'aveu même de l'intéressé, l'influence majeure de Yoshihiro Nishimura est une peinture de Salvador Dali découverte à l'école élémentaire, représentant des corps distordus. On est dès lors moins étonné lorsqu'il se lance dans une carrière de réalisateur autodidacte, spécialisé dans les délires les plus gores. Ainsi, son premier film indépendant, ANATOMIA EXTINCTION, tourné en 1995, est considéré aujourd'hui comme une ébauche de ce qui deviendra l'un des sommets du film d'action gore déviant qui tâche bourré d'humour à la sauce japonaise: TOKYO GORE POLICE! Maquilleur d'effets spéciaux sur les films de Sono Sion et Noboru Iguchi, il apporte son savoir-faire sur le tournage de MEATBALL MACHINE, puis sur celui de THE MACHINE GIRL. Après le succès de TOKYO GORE POLICE, il continue à travailler sur les effets spéciaux de certains films de genre japonais, co-réalisant les fers de lance du genre que sont VAMPIRE GIRL VS FRANKENSTEIN GIRL, MUTANT GIRLS SQUAD et bien entendu HELLDRIVER, pour lequel il retrouve Eihi Shiina, la vénéneuse tueuse de AUDITION, de Takashi Miike.
Yumiko Hara se lance dans une carrière de modèle en participant au grand prix de modèle de CanCam, travaillant depuis pour divers magazines et marques, comme pour le défilé TOKYO GIRLS COLLECTION Printemps/Été 2011. Elle débute au cinéma sous la direction de Kotoe Nagata, dans le film SHIBUYA MARUYAMA STORY, analysant le mal-être amoureux de la jeunesse Tokyoïte, condamnée à se retrouver dans des love hotels. Trois ans plus tard, elle accepte sans hésiter le rôle principal de HELLDRIVER et se lance dans l'aventure dans un registre radicalement différent.
Damien Dupont et Yvan Pierre-Kaiser se sont rencontrés sur les bancs de l'université et se sont rapidement découvert une passion commune pour le cinéma "autre": fantastique, horreur, SF, bref: loin de l'académisme universitaire qu'ils ont quitté peu après, pour se lancer dans des projets personnels. Après un premier court-métrage (L'EFFET DeMORNAY) en forme d'hommage aux films de genre, ils rencontrent Jean Rollin et décident de lui consacrer un documentaire, JEAN ROLLIN, LE REVEUR ÊGARÉ. Une aventure qui s'étendra sur plusieurs années. Réalisateurs, scénaristes et producteurs, ils ont développé en parallèle d'autres projets (courts, long-métrages et webséries) qui verront le jour courant 2012.
Créateur protéiforme, sauvage et iconoclaste, tour à tour musicien, performeur, comédien, révérend de L'Église de Satan d'Anton LaVey, réalisateur, essayiste, DJ... Boyd Rice – aussi connu sous le nom de NON – est LA figure la plus controversée de la contre-culture américaine. Dès la fin des années 70, il prend les armes de la première révolution de la musique industrielle. Pour la première fois et soixante ans après la partition de Georges Antheil, Boyd Rice offre une nouvelle bande son hantée et pleine de fureur à l'un des cauchemars les plus morbides, hallucinés et ultra-sexués du cinéma américain. Oreilles sensibles s'abstenir!
Faut-il encore présenter Marc Caro ? Dessinateur dès les années 70, il publie dans différentes revues ses bandes dessinées de SF (MÉTAL HURLANT, RAW...) et édite IN VITRO en 1981, suivi de ToT en 1987. Au tout début des années 80 il fonde le groupe d'intervention sonore et bruitiste PARAZITE qui sortira plusieurs K7 autoproduites et composera la musique du BUNKER DE LA DERNIÈRE RAFALE ainsi que la création sonore des ballets de Régine Chopinot. S'investissant davantage dans l'image et le cinéma (avec et sans son complice Jeunet), il délaisse la musique pendant une vingtaine d'années et y revient en 2000 avec COSMOPHONIC, album conçu en collaboration avec DJ Sonic et la NASA, alliant conquête spatiale et musique électronique. Tout juste 30 ans après la création du BUNKER DE LA DERNIÈRE RAFALE, il nous propose une nouvelle et inédite version sonore de ce film mythique.
Fondé en 1977 à San Francisco, Tuxedomoon est l'un des premiers groupes de la culture underground californienne à chambouler les partitions de la no wave, du tout électronique et du jazz à grands coups de synthétiseurs, bandes enregistrées et nappes de violons. Le groupe emménage rapidement en Europe et son cocktail de sons inattendus séduit Maurice Béjart, pour qui ils composent DIVINE en 1992. Après un sommeil de presque dix ans, trois de ses membres fondateurs, Steven Brown, Blaine L. Reininger et Peter Principle réactivent le projet en 1997. Tout spécialement pour L'ÉTRANGE MUSIQUE, Tuxedomoon va interpréter en concert une création musicale inédite pour le PINK NARCISSUS de James Bidgood. Le film fondateur du “Gay Kitsch” revisité par l'un des groupes à l'oeuvre la plus séminale de ces trente dernières années! À ne pas manquer!
Réalisatrice formée à l'école des Beaux-Arts et de l'IDHEC, Agnès Merlet clame haut et fort que “le meilleur moyen d'apprendre le cinéma, c'est de tourner”. Après les courts métrages LA GUERRE DES PÂTES et POUSSIÈRE D'ÉTOILES, elle réalise LE FILS DU REQUIN, long métrage qui montre déjà sa propension à pousser la réflexion au-delà des images, exigeant des réactions de spectateurs trop souvent passifs. Revendiquant l'inspiration de films tels que CARNIVAL OF SOULS, NE VOUS RETOURNEZ PAS ou les films de Jack Clayton, elle provoque avec DOROTHY en 2008 un véritable électrochoc, qui se poursuit avec son dernier film en date, HIDEAWAYS.
Après la réalisation d'un premier long métrage amateur, EARTH ON FIRE, Xavier Gens se forme sur les tournages, réalisant des dizaines de clips vidéo. Luc Besson produit son premier film professionnel, le tonitruant FRONTIÈRE(S), sur le tournage duquel il retrouve Estelle Lefébure, qu'il avait déjà dirigée sur le court métrage AU PETIT MATIN, qui remporte le prix du meilleur court métrage au Festival du Film Policier de Cognac. Grand amateur de jeu vidéo, il réussit à se voir confier l'adaptation du jeu vidéo HITMAN, de Eidos, grâce au soutien de Luc Besson. Il enchaine ensuite avec THE DIVIDE, mystérieux film sur les rescapés d'une catastrophe planétaire.
Richard Stanley est né en Afrique du Sud, dont le cadre l'a profondément marqué durant son enfance, et commence ses premiers essais grâce à une caméra 8mm. Scénariste de génie et réalisateur tout aussi doué, il se fait remarquer avec le nihiliste HARDWARE et l'étouffant LE SOUFFLE DU DÉMON au début des années 90, alternant les films avec des documentaires (VOICE OF THE MOON - 1990, THE WHITE DARKNESS - 2002) et n'hésitant pas à improviser des séances de spiritisme lors des présentations de ses films dans les festivals. Il revient enfin avec le segment THE MOTHER OF TOADS, du film à sketches THE THEATRE BIZARRE.
Propulsée sur le devant de la scène par Lucio Fulci avec FRAYEURS, L'AU-DELÀ et LA MAISON PRÈS DU CIMETIÈRE, Catriona MacColl est l'unique actrice ayant interprété le rôle titre de l'adaptation du manga LADY OSCAR, et a cultivé une filmographie très éclectique, naviguant avec la même facilité au cinéma (VOLTAN LE BARBARE, SAINT ANGE,...) comme à la télévision (NOIRES SONT LES GALAXIES, LE VOYAGEUR, SABLE NOIR,...). Dernièrement, elle a participé au segment de THE THEATRE BIZARRE réalisé par Richard Stanley, THE MOTHER OF TOADS.
Buddy Giovinazzo, de son vrai prénom Carmine, a secoué les esprits avec son premier film, COMBAT SHOCK, bande extrême sur le parcours d'un homme poussé dans ses derniers retranchements, considéré par Lloyd Kauffman, le créateur de Trauma, comme étant l'un des meilleurs films que sa compagnie ait distribué. Par la suite, il enseigne le cinéma et écrit plusieurs romans, dont POTSDAMER PLATZ, que Tony Scott a cherché à adapter au cinéma. Mais il ne quitte jamais réellement les plateaux de tournage, écrivant, produisant et réalisant courts métrages, clips vidéos, épisodes de séries télé et longs métrages entre les États-Unis et l'Allemagne, dont le segment I LOVE YOU de l'anthologie THE THEATRE BIZARRE.
David Gregory est bien ce que l'on peut appeler un stakhanoviste de la réalisation. En à peine dix ans, il a réalisé une centaine de films et documentaires, traitant souvent de films et de personnalités associées au fantastique et à l'horreur. Il réalise ainsi en 2009 le fameux documentaire NO FLESH SHALL BE SPARED, making of du cultissime HARDWARE, de Richard Stanley, qu'il retrouve deux ans plus tard sur l'anthologie THE THEATRE BIZARRE, dont il réalise le segment SWEETS.
Ancien ingénieur passé à la réalisation, admirateur de LA SOURCE de Bergman, Douglas Buck s'est toujours senti attiré par ce qui ne laisse pas indifférent. En 2003, il compile ses trois premières réalisations, CUTTING MOMENTS, HOME et PROLOGUE dans le long métrage FAMILY PORTRAITS: UNE TRILOGIE AMÉRICAINE, qui suscite à la fois admiration et rejet dans les festivals. Trois ans plus tard, il livre une relecture psychologique du SISTERS de Brian DePalma avant de se lancer dans le projet THE BROKEN IMAGO. Il rejoint ensuite l'équipe de THE THEATRE BIZARRE, pour lequel il réalise le segment THE ACCIDENT.
Susan Anbeh participe principalement à des comédies comme VA MOURIRE, de Nicolas Boukhrief et FRENCH KISS, de Lawrence Kasdan, mais aussi à quantité de séries policières (INSPEKTOR BARBAROTTI). En 2011, elle retrouve Buddy Giovinazzo, sous la direction duquel elle avait travaillé sur le plateau de la série DER KRIMINALIST, pour le segment I LOVE YOU de l'anthologie THE THEATRE BIZARRE.
Si Maartje Sayferth a débuté sa carrière en 1973 en tant qu'actrice aux côtés de Rutger Hauer sur le film TURKISH DELICES, de Paul Verhoeven, Victor Nieuwenhuijs et elle n'ont commencé leur fructueuse collaboration qu'en 1990, avec le court métrage ARMANDO. Mettant à contribution leurs talents respectifs, ils se complètent au point qu'ils effectueront l'essentiel de leur carrière ensemble, qu'il s'agisse de courts métrages (VENUS IN FUR, 1995) ou de films plus ambitieux (MEAT, 2011).