Depuis le début des années 80, le nom de Llubjana en Slovénie est indissociable du groupe de rock industriel Laibach. Objet d'une intense controverse liée à son utilisation d'une imagerie fasciste, Laibach est cependant plus qu'un groupe de rock. Ses membres représentent, avec le collectif pictural Irwin et la troupe de théâtre Noordung, le nouvel art slovène, le Neue Slovenische Kunst. Le film présente in extenso tous les travaux artistiques du NSK. En les confrontant à l'histoire de l'ancienne Yougoslavie, il offre un point de vue sur le conflit actuel dans les Balkans.
Joe Coleman est un artiste aux multiples facettes. Ses domaines
de prédilection : les performances sanglantes, la B.D.
underground, les sermons imprécateurs, mais aussi les shows
punk. Il se définit lui-même comme l'égal
de Jésus-Christ d'une part (d'où ses initiales)
et de l'Antéchrist d'autre part. C'est un penseur radical,
un philosophe nihiliste aux théories apocalyptiques. Pour
lui, l'humanité n'a qu'une seule règle : poursuivre
son auto-élimination.
R.I.P. tire donc le portrait de ce peintre qui aime être comparé à Jérôme Bosch, et dont les toiles sont collectionnées par des gens comme Iggy Pop ou Johnny Depp. C'est en voyant Départ vers l'Eden de Robert Adrian Pejo que Joe Coleman a accepté l'idée que ce documentariste inspiré fasse un film sur lui.
Une nuit, Vittorio, un riche entrepreneur, surprend un cambrioleur chez lui. Il le blesse et appelle la police. Le voleur est envoyé en prison. Par crainte de représailles, l'entrepreneur commandite son assassinat, mais le tueur à gages se trompe de cible et tue Franklin, le compagnon de cellule du cambrioleur. Rongé par le remors d'avoir fait exécuter un "innocent", Vittorio décide de venir en aide à la famille de Franklin. La veuve et ses enfants s'installent chez Vittorio. Le cauchemar commence. Entre film noir et univers de la comédie italienne, façon Affreux, sales et méchants, une fable au ton résolument acide.
Neuf personnes participent à un stage intensif de thérapie de groupe dans une maison de campagne isolée. Le Dr Romero, thérapeute charismatique, les confronte à leurs problèmes. Mais au bout d'une semaine, Romero est retrouvé assassiné. La panique se déclenche, la psychothérapie se transforme en terreur.
Thriller tragicomique, Thérapie de choc n'est pas seulement une satire sur la spirale hystérique qui peut régner dans les thérapies de groupe, mais c'est aussi une métaphore sur un monde qui court à sa perte. Une fable apocalyptique. A noter, dans le rôle de Romero, Blixa Bargeld, membre du groupe Einsturzende Neubauten et l'un des "Bad Seeds" de Nick Cave.
Dans le Tokyo d'aujourd'hui, Tsuda, un brillant courtier en assurances, s'apprête à se marier avec sa fiancée Hizuru. Il retrouve un de ses anciens amis, Takuji, devenu boxeur professionnel. Entre Hizuru et Takuji, la fascination opère vite. Peu à peu, les personnages se transforment. L'affrontement est inévitable.
Une histoire d'amour violente, agrémentée de piercing, par le réalisateur destroy de Tetsuo qui a, lui-même, écrit, produit, réalisé, filmé et monté Tokyo Fist.