Une jeune femme dépitée assassine le mari indigne qui l'a abandonnée. La cour de justice n'a aucun doute sur sa culpabilité, mais le jury est confronté à un dilemme grave : que faire de sa soeur siamoise totalement innocente ? Et donc comment trancher ce cas d'espèce ?
Routier digne et prolifique du cinéma de genre américain, Harry L. Fraser abandonne ses multiples pseudonymes pour signer de son nom cette bizarrerie à l'humour acerbe pour certains ; ce drame décalé et provocateur pour d'autres. Signalons que les deux héroïnes du film, les soeurs Hilton, dont ce fut le second et dernier film, apparurent vingt ans plus tôt dans le mythique Freaks (alias La Monstrueuse parade) de Tod Browning.
Saint-Petersbourg au début du siècle. Deux familles bourgeoises vont, à leur insu, se rapprocher. La première est celle du docteur Stasov, dont la femme est aveugle. La seconde est celle d'un ingénieur des chemins de fer veuf, dont la fille, Lisa, a pris en grippe leur bonne Grunya depuis que celle-ci est devenue la maîtresse de son père. Les deux familles vont être réunies par le mystérieux photographe Johann, amateur de sado-masochisme...
C'est en découvrant une collection d'anciennes photos mettant en scène flagellations et fessées que l'idée du sujet de Des monstres et des hommes vient à l'esprit de Alexeï Balabanov. Si l'auteur trouve cette imagerie fascinante, Des monstres et des hommes est, avant tout, comme il le clame, «une histoire profondément humaine».
Le Roi Fausto, qui règne sur la Sixième Dimension, tombe amoureux de la jolie Frenchy, Terrienne qui s'est égarée dans son univers. Ivre de jalousie, la reine Doris emprisonne la jeune femme qui ne devra son salut qu'à l'intervention de la famille Hercule et de leur ami Squeezit Henderson.
Séquences d'animation rétro, délires visuels, bande son digne du plus déjanté des Spike Jones, Richard Elfman s'est amusé avec Forbidden Zone à retrouver la frénésie épileptique des comédies américaines des années quarante en les mâtinant d'une bonne dose de Rod Serling. A noter, dans le rôle du Roi Fausto, Hervé Villechaize, le nain de la série L'Ile mystérieuse et le soudard de Christopher Lee dans L'Homme au pistolet d'or, et, sous les traits du truculent Satan, Danny Elfman.
Percilla "la femme singe" épouse "l'homme Alligator" et forment ainsi le couple le plus étrange d'Amérique. Jeanie, née sans jambes, a appris à marcher avec ses mains. Melvin "l'homme tête de bois" se plante des clous dans les cloisons nasales. Qu'on les appelle communément "Monstres", "Anormalités" ou "Erreurs de la Nature", leur différence a fait d'eux des stars des attractions foraines, une forme de spectacle qui, depuis le milieu du XIXe siècle, est devenue une véritable sous-culture aux États-Unis. Aujourd'hui sur le déclin, politiquement correct oblige, il ne reste que le Jim Rose Circus pour réhabiliter cette théâtralisation de la difformité.
Commenté par Jason Alexander, un des héros de la série Seinfeld, Sideshow est un document sans pathos sur le quotidien de ces personnages hors du commun dont l'histoire fait corps avec l'évolution des mentalités aux États-Unis. A travers photos, documents privés et films rarissimes d'époque, Lynn Dougherty et Tim Miller dressent, avec l'aide des témoignages complices de ces vedettes à part, le portrait d'une "profession" facteur d'intégration sociale. Toutefois, les deux compères n'oublient pas de s'interroger sur le voyeurisme malsain qui animait le public se rendant à ces fêtes foraines, ni d'aborder ce que certains bien-pensants ont appelé "l'exploitation de la difformité". «Si vous savez pertinemment qu'on ne va pas arrêter de vous dévisager, autant vous faire payer pour cela !», constate Harold Huge, l'un des derniers "homme-obèse" en activité. Un aveu qui résume à lui seul toutes les ambiguïtés soulevées par Sideshow.
Propriétaire du saloon de Tiny Town, le machiavélique Bart Haines essaie de semer la zizanie entre les fermiers Preston et Lawson. Une dispute savamment entretenue lui permet de faire main basse sur le bétail des deux hommes. Arrivent une diligence chargée d'or, une séduisante jeune femme, Nancy, la nièce de Preston, et Buck, propre fils de Lawson et tireur adroit...
Au départ, rien ne distinguait le canevas de The Terror of Tiny Town des habituelles trames de westerns de série B alors produits à la chaîne. Et pourtant, Jed Buell, producteur spécialiste du western musical, en a fait une oeuvre insolite et unique en décidant de ne faire interpréter bagarres, poursuites et autres règlements de comptes que par... des nains! Les "Jed Buell's Midgets" composés en majeure partie par les Singer Midgets, une troupe de chanteurs lilliputiens dirigée par Leo Singer, et qui faisait alors un tabac à Hawaï endossaient ainsi les rôles de pistoleros alors réservés aux massifs John Wayne ou Alan Ladd. Délirant, le film qui, contre toute attente, ne tombe jamais dans le second degré, trouve son aspect surréaliste dans les relations des personnages avec les décors et les accessoires à "taille humaine". Côté casting, Buck est interprété par Billy Curtis, guest star de nombreux téléfilms tout au long de sa carrière, et qui faisait là sa première apparition à l'écran. Son rôle le plus mémorable reste, sans aucun doute, celui de Mordecai dans L'Homme des hautes plaines de Clint Eastwood.
Une suite d'interviews, de tableaux, de témoignages, mis
en parallèle avec des images séculaires de la beauté,
et qui cherchent à briser les préjugés et
les sentiments de dégoût, de peur ou de culpabilité
liés à la difformité physique ou à
l'infirmité.
Une femme mûre et désirable, Susana Gardenia, a une
fascination morbide pour les mutilations, les déformations
et autres monstruosités. Un soir, elle décide de
se rendre à un spectacle clandestin dont le clou est un
concours de "lancer de nains". La police fait irruption,
et Susana en profite pour s'enfuir avec un des acteurs de cette
étrange attraction...
Document rarissime où on peut voir Nicolas Kobelkoff en
train de faire ses numéros à savoir soulever des
haltères, tirer au pistolet ou remonter sa montre à
gousset.
Né en 1851, Nicolas Kobelkoff commence sa carrière de phénomène de foire à l'âge de dix-neuf ans. Il arrête néanmoins ses activités en 1905, et investit dans un cinéma ambulant. Il a eu six enfants, tous "normaux", qui participaient à son spectacle. Il passa l'arme à gauche au bel âge de 82 ans.
Bonnie Consolo est une Américaine comme les autres, à
une exception près : c'est une femme-manchot.
A Day in the Life of Bonnie Consolo est un document sans afféteries et d'une humanité étonnante sur le quotidien de cette femme.