Berlin. Les derniers survivants de "l'ère Fassbinder" sont réunis autour du producteur Volker Spengler. Il leur expose son projet : réaliser en cinq jours le remake du chef-d'oeuvre de Pasolini, Salo ou les 120 journées de Sodome. Devant l'ampleur de l'entreprise et le manque d'argent, le tournage capote. Une discorde hystérique règne alors sur le plateau.
Pour cet hommage grotesque et irrévérencieux au nouveau cinéma allemand des années 70, alors sous le "joug" de Fassbinder, Schlingensief convoque les anciens collaborateurs, mais aussi les "fantômes" de la famille d'acteurs du Maître (Udo Kier, Margit Cartensen et même Helmut Berger).
Juantxo est un fils de famille aisée. Dans cinq jours,
il doit d'ailleurs passer la bague au doigt de la fille d'une
marquise. Seul problème, cette bague, il l'a justement
égarée dans le bienséant d'une belle de nuit.
Avec l'aide de ses deux fidèles comparses, il part à
sa recherche et découvre que le bijou tant convoité
est en possession du "Roi des bordels", Joao Villamborosa.
Entre Casino Royale et les délires de Tarantino, du pur
pulp à castagnettes qui a explosé le box office
en Espagne. Avec Karra Elejalde, l'acteur déjanté
de La Madre Muerta, le précédent film des frères
Ulloa.
Un portrait du musicien bruitiste japonais Masami Akita, alias Merzbow, également expert émérite de la culture bondage, S.M. et fétichiste. Partant des expérimentations sonores de l'artiste, le film de Kerkhof mixe stridences auditives et images de sexe, de sang et d'auto-mutilations. Un show hardcore sur le mode dadaiste qui stimule les résistances physiques du spectateur.
Une adaptation punk de la célébrissime pièce de Shakespeare. Revisité par la ménagerie loufoque de la firme Troma, le conflit opposant les Montague aux Capulet se joue en une suite de tableaux gore délirants. Le piercing et le tatouage se substituent aux masques fardés du XVIIe, et on s'y étripe en récitant des vers. Tromatisant !
Comme aux plus belles heures du film de propagande, un court "incroyable mais vrai" sur le changement des serviettes périodiques expliqué aux petites filles. Un incunable.
La nouvelle comédie de moeurs trash et gerbeuse du réalisateur
de Mongolitos. Indescriptible.
Pic Pic casse sa maison et s'en va en voiture. André fabrique de grandes jambes à Cowboy. Cowboy rend la vie à André et ressuscite Frankenstein. Le nouvel opus des Tex Avery belges.
Série de vignettes frappadingues autour du sexe et de
la violence où mauvais goût et humour trash se disputent
la vedette
Après une catastrophe nucléaire, la quasi-totalité de la population terrienne est "Sex Negative", autrement dit incapable de faire l'amour sans se tordre de douleur. Les "Sex Positive", quant à eux, ont formé une troupe de théâtre érotique chargée de satisfaire les fantasmes de leurs malheureux congénères. Leurs numéros ont pour cadre l'étrange Café Flesh tenu par le fameux Johnny Rio.
Sous le pseudonyme de Rinse Dream, Stephen Sayadian intronise, en grande pompe, le film X esthète. Mélange de sexe et d'anticipation, Café Flesh est aussi un conte philosophique baignant dans des ambiances saturées. Une oeuvre "cul-te" qui connut un succès retentissant sur le marché de la vidéo !
Une jeune fille frustrée met fin à ses jours. Arrivée devant les portes du Purgatoire, elle rencontre un conseiller compatissant qui l'autorise à retourner parmi les vivants pour jouir pleinement des plaisirs qu'elle n'a pas encore connus.
Un classique du X. Damiano, déjà responsable du mythique Gorge profonde, premier film X a avoir été exploité en salles aux États-Unis, signe une oeuvre étalon relatant les aventures tragi-comiques d'une coincée devenue libertine. Un croisement décadent entre le mythe de Faust et Le Ciel peut attendre version Kama Sutra !
Elles font toutes du X. Certaines sont exhibitionnistes, d'autres anciennes fraiseuses. Si elles sont rentrées dans ce métier, c'est avant tout parce que faire l'amour devant une caméra les excite. L'argent ? Elles en parlent aussi et avouent qu'il tient une place prépondérante. Ce qu'elles aimeraient par dessus-tout, c'est l'imagination au pouvoir, autrement dit participer, comme c'est le cas ici, à l'élaboration des scènes X des films auxquels elles prêtent leurs corps de déesses.
Après Jean-Claude Davy, responsable des deux premiers Exhibition, c'est au tour de John B. Root de prendre le relais de cette trilogie sur le monde du X vue par ses actrices. Ici, un parterre de journalistes (des Cahiers du cinéma à Libération) s'empoigne avec neuf stars féminines du X français qui, entre quelques bons mots comme : «L'anal, c'est chiant !», offrent à nos yeux ébahis quelques-uns de leurs fantasmes. Du X divertissant qui évite de se prendre au sérieux tout et remet quelques pendules à l'heure.
Une vieille fille se remémore les exploits sexuels de sa jeunesse. Entre fantasmes coquins et accouplements bestials, Miss Aggie ne sait plus où donner de la tête. A vrai dire, sa tête, elle ne l'a plus vraiment, surtout depuis qu'elle conserve, à l'abri des regards indiscrets, le cadavre de son amant semi-momifié.
«Le sexe, c'est comme la pizza : trop ça écOEure !», affirmait Damiano à l'époque de la projection du film au Festival de Cannes. Une affirmation qui lui a valu d'être traité de cinéaste pudibond alors qu'il ouvrait la porte d'une nouvelle conception du X. Film OVNI dans la filmo de Damiano, Psychose et phantasmes sexuels de Miss Aggie détourne les conventions du X au profit d'une variation déroutante autour de Psychose.
Gérard, un jeune bellâtre, regarde un film X à la télévision. Sur l'écran, Caty, la châtelaine lascive, est seule dans sa demeure baptisée "Les Lilas". Lorsqu'elle reçoit la visite d'un plombier libidineux, elle charge sa bonne sexy, Linda, de lui trouver des capotes. Soudain, quelqu'un sonne à la porte de Gérard...
Dans une chambre d'hôtel, un jeune homme fait l'amour à une jeune fille. Une autre jeune fille, qui n'est autre que la soeur jumelle de la première, sort de la salle de bain et va vite les rejoindre. Une troisième jeune fille apparaît alors, venue de l'appartement voisin, et profite du spectacle. Le jeune homme est très content.
La vie d'un homme ordinaire est transformée par une suite fragmentaire de scènes hards.
Suite de tableaux mettant en scène des femmes se donnant du plaisir à l'aide de godemichés dans un univers technologico-métallique.
Phallus, Maciste musculeux et monté comme un taureau, et Sodoma, une belle sodomite à la crinière de cheval, se retrouvent la nuit dans un lieu désert. Le Roi leur fait remettre, sous le regard d'amazones en tenues de combat, un préservatif et du gel lubrifiant...
Julio a quitté son village pour rechercher sa fiancée vendue à un bordel de la capitale. Il fouille la ville et côtoie le monde des marginaux. Dévalisé, il cherche du travail. Une entreprise de bâtiment l'embauche, puis le licencie avant terme. Pour survivre, Julio se tourne alors vers la prostitution masculine.
Film-pivot du cinéma philippin contemporain, Manille, dans les griffes des ténèbres décrit avec acuité cette ville-piège mortel où toutes les pulsions sadiques se déchaînent dans le commerce du sexe, à l'instar de ces boites gay où les corps des michetons sont crûment exposés sur un étal. De la vision de cet enfer urbain, Lino Brocka, "l'homme révolté", dira : «Un peuple ne peut se développer que si on lui montre la vérité brute.»
Dans un style cinéma-vérité, de jeunes gens sont filmés alors qu'ils gagnent leur vie dans la rue. Un chanteur pop, devenu toxico, se prostitue pour acheter sa came ; son dealer, une jeune lesbienne, tente de séduire une masseuse aveugle ; une jeune prostituée cache sa double vie à son petit ami, lequel engrosse la serveuse d'un bouge alors qu'il couche par ailleurs avec un couturier à la mode...
Bernal brosse un hallucinant portrait de Manille aussi fascinant qu'implacable. Film engagé et provocateur, Manille, la nuit arracha, dit-on, ce cri d'effroi à l'épouse du président Marcos : «Mais qu'avez vous fait de ma ville ?» Interdit à l'exportation, il n'a pu concourir au Festival de Berlin en 1981.
Suring invoque les esprits et devient l'ami de Kuk-ok, une créature magique qui a le pouvoir de transformer toutes choses. D'après un mythe de l'île de Palawan.
L'ultime affrontement entre un journaliste et un politicien
véreux flanqué de sa milice privée. Traité
sur le mode d'un comic book ultra speedé, Kidlat
n'est pas sans rappeler Tetsuo du japonais Shinya Tsukamoto.
Une prostituée est chargée de corrompre la directrice d'une maison de redressement, en fait un travesti. Ces "compagnons" de cellules sont une indicatrice, une néo-révolutionnaire, une droguée et une fille revenue de tout. Elle parvient à les unir pour une tentative d'évasion.
Grand maître de la série B, Jack Hill signe, ici, son premier film de prison de femmes d'où exsude déjà tout ce qui fera le prix de ses futurs classiques de la blaxploitation : un cocktail détonnant de violence, de sexe, d'anarchisme, d'humanisme et de black attitude. Si The Big Doll House reste aussi une oeuvre marquante, c'est parce qu'apparaît pour la première fois à l'écran la sensuelle Pam Grier (c'est, en effet, elle qui tient le rôle de la donneuse sans scrupules).
Une poignée de détenues s'évadent de la prison de haute sécurité de Connorville. Après avoir subtilisé leur butin à un gang de voleurs, elles reviennent pour sauver leurs camarades emprisonnées.
Ceux qui s'attendaient à une énième version autour des habituels clichés du genre "matonnes vicieuses et coups de matraques" furent passablement surpris par la vitalité et le féminisme qui émanaient du premier long métrage de Demme. Sachant, en outre, que la gardienne perverse des céans n'est autre que la belle Barbara Steele (Le Masque du démon) et que, derrière les barreaux, on retrouve Juanita Brown (Foxy Brown), Erica Gavin (Vixen), et Désirée Cousteau, une des stars du X de l'époque, la tension est à son comble du côté de Connorville !
Michael et Olga sont capturés par un groupe de femmes armées. Si Michael est libéré, Olga est envoyée dans un camp de redressement située sur une île détenue par un dictateur qui exerce son droit de cuissage sur tout ce qui bouge. Là, Olga fait la connaissance d'une prisonnière qui devient la concubine du despote .
Avec Sadomania, Jesus Franco poursuit sa découverte voyeuriste de l'univers des prisons de femmes, genre dans lequel il excelle depuis Quartier de femmes en 1972. En passe de devenir l'égérie des aficionados du "film de prison", Ajita Wilson, célèbre transexuel, tient, une fois encore, le rôle de la gardienne sadique. Jesus Franco, quant à lui, fait une apparition dans le rôle d'un tenancier de bordel !
Une physicienne de réputation internationale apprend la mort de sa soeur, assassinée par un chef de gang. Julia crie vengeance et, prête à tout pour démasquer le meurtrier, se retrouve en prison afin de pouvoir interroger le seul témoin du meurtre, Sara. Elle la retrouve rapidement, mais celle-ci est dans un état pitoyable, victime des sévices et des tortures des gardiennes de l'établissement.
Du sexe, du sang, de la sueur, voilà la mixture que propose ce Sévices à la prison de femmes. Un régal, donc, pour les amateurs de matonnes en uniformes, de punitions humiliantes et de prisonnières soumises ! A noter qu'un savant montage permit à Garrone de sortir, en 1984, deux autres versions du film : Detenute Violente et Perverse oltre la sbarre.