BLOODSUCKING FREAKS

de Joel M. Reed - 1976 - USA - Horreur


Un impresario dérangé lance un spectacle de Grand-Guignol dans son théâtre off-Broadway, le Théâtre du Macabre. En fait, la respectable vitrine est une plaque tournante de la Traite des blanches en Amérique !

Enucléation, mutilation, décapitation, cannibalisme... Autant de scènes qui ponctuent cette production fauchée de 1976, re-distribuée par Troma en 1981, et qui inspirera les délicieux nanars gores et sexy produits par Lloyd Kaufman. D'un mauvais goût notoire, le film a été censuré sous la pression du mouvement Woment Against Pornography Protest.

The Incredible Torture Show. Avec Seamus O'Brien, Louie DeJusus, Niles McMaster, Viju Krim, Alan Dellay Prod : Alan Margolin / Troma. Scn : Joel M. Reed Photo : Gerry Toll Mus : Michael Sahl. Effets spéciaux : Bob O'Bradovich Durée : 1h28 Couleurs.



LE GRAND INQUISITEUR

de Michael Reeves - 1968 - Grande-Bretagne - Horreur


Au temps de Cromwell, Hopkins, chasseur de sorcières illuminé et cruel, multiplie les exactions au nom de l'Eglise. Une jeune fille s'offre à lui dans le but de sauver son oncle accusé, à tort, de sorcellerie. En vain, l'homme est exécuté. Le fiancé de la malheureuse venge alors son honneur perdu.

Une évocation historique soignée qui dénote par sa spectaculaire cruauté et la multiplication des scènes de torture. Film testament de Michael Reeves, mort d'une overdose à l'âge de 26 ans, il rassemble toutes les obsessions de son auteur : sa passion pour les sciences occultes et sa haine de l'intolérance religieuse. Avec l'extraordinaire Vincent Price dans le rôle titre.

The Witchfinder General. Avec : Vincent Price, Ian Ogilvy, Hilary Dwyer Prod : Tigon British Scn : Michael Reeves, Tom Baker, d'après Ronald Bassett Photo : Johnny Coquillon Mus : Paul Ferris Durée : 1h27 Couleurs.



LA MARQUE DU DIABLE

de Michael Armstrong - 1970 - Allemagne/Grande-Bretagne - Horreur


«Confesse-toi, confesse que tu te livres à la sorcellerie et à des relations contre-nature avec le Malin !» Au XVIIIe siècle, en Autriche, la chasse aux sorcières bat son plein avec son cortège d'interrogatoires barbares, d'ignobles tortures et d'exécutions sommaires.

Un conte horrifique et baroque qui ne recule devant aucune extrêmité. Voilà comment on pourrait définir La Marque du diable, resté inédit en France et qui connut les honneurs d'une suite, Mark of the Devil 2, réalisé par Adrian Hoven, producteur du premier et spécialiste du genre. A noter que des "vomit bags" étaient remis au début des projections lors de la sortie du film aux États-Unis.

Hexen bis aufs Blut gequält. Avec Herbert Lom, Olivera Vuco, Herbert Fux, Udo Kier Prod : Adrian Hoven Scn : Sergio Casstner, Adrian Hoven Photo : Ernst W. Kalinke Mus : Michael Holm Mont : Siegrun Jäger Durée : 1h36 Couleurs.




CAMP 731

de Tun Fei Mou - 1988 - Hong Kong/Chine populaire - Drame historique



Alors que la défaite s'annonce irrémédiable, une unité, spécialisée dans les expérimentations chimiques et bactériologiques, est chargée par l'Empereur de créer de nouvelles armes capables de renverser le cours de la Seconde Guerre mondiale. Le camp 731, au Nord-Ouest de la Chine, sert alors de vivier de "cobayes humains". Près de 3000 Chinois et Coréens y périront sous la férule du sinistre Lieutenant Général Shiro Ishii.

Sensationnaliste et outrancier, Camp 731 est aussi et surtout l'oeuvre d'un cartésien prêt à repousser toutes les limites pour atteindre au vérisme historique, comme son auteur en témoigne : «C'est vrai, nous avons utilisé un véritable cadavre d'enfant pour la scène de l'autopsie. Nous avons demandé à la police locale s'ils avaient entendu parler d'un enfant mort de maladie ou victime d'un accident. Nous avons attendu deux mois. Aucune réponse. Et puis, un jour, un policier m'appelle pour me dire qu'un petit garçon vient de mourir et me précise : «Je n'ai qu'une heure devant moi avant l'autopsie du médecin légiste.» J'arrête tout ce que je suis en train de faire et je file voir les parents de l'enfant. Je leur parle du film, de la nécessité que j'ai de filmer l'autopsie de leur gosse. Et ils acceptent. Pour eux, c'était une manière positive de servir la mémoire du peuple chinois» En Chine, le film a provoqué la mort par infarctus de seize spectateurs.

Hei Tei Yang 731. Avec Wang Gang, Wu Dai Yao, Wang Run Shen, Quan Zhe Hsu Gou, Andrew Yu Prod: Fu Chi Scn : Wen Yuan Mou, Dun Jing Teng, Mei Fei Liu Durée : 1h46. Couleurs.



RED TO KILL

de Billy Tang - 1994 - Hong Kong - Polar gore


Un violeur fait régner la terreur dans un quartier populaire de Hong Kong. Les soupçons se tournent vers une école pour jeunes attardés mentaux. Parmi les élèves, la jeune Ming Ming, qui poursuit le rêve de devenir danseuse. Victime du violeur en série, elle parvient à identifier son agresseur, mais celui-ci, faute de preuves tangibles, est libéré sur-le-champ.

Expert en intrigue nihiliste dans un Hong Kong interlope, aux antipodes des bouffonneries élastiques d'un Jackie Chan, Billy Tang s'inspire d'une histoire vraie pour signer un des polars les plus sanglants des années 90. Une descente aux enfers brutale, sans compromis et furieusement malsaine.

Ruo Sha. Avec : Lily Chung, Ben Ng, Money Lo Prod : Yiu-shan Chow Scn : Hiu-wah Wong Photo : Gin-fai Mau Mus : Bong Wong Mont : Hung Choi. Durée : 1h31. Couleurs.




RUN AND KILL

de Billy Tang - 1993 - Hong Kong - Polar gore


Bosseur infatigable, époux modèle, père exemplaire, Cheng est ce qu'on appelle communément «un type bien». Mais un après-midi, tout son petit paradis artificiel implose lorsqu'il découvre sa femme, au lit, avec un autre homme. Il se réfugie alors dans un bar où son destin bascule. Ivre mort, il engage, par mégarde, un tueur à gages pour tuer sa femme et l'amant de celle-ci. Le tueur s'exécute et réclame son dû. Cheng ne pouvant pas payer, sa boutique est détruite et les ennuis s'accumulent : Cheng provoque, en effet, la mort du frère d'un vétéran du Viêt-nam. Assoiffé de vengeance, ce dernier, psychopathe notoire, kidnappe la mère et la fille de Cheng.

Du "Shockasia" millésimé. Billy Tang en fait voir de toutes les couleurs au gros et sympathique Kent Cheng (Le Parrain de Hong Kong, Crime Story) dans cette histoire de vengeance labyrinthique et grand-guignolesque. Empreint d'ultra-violence et d'humour noir, Run and Kill est un summum de mauvais goût vidé de tout repère moral.

Wu Shu Ji Mi Dang An. Avec Kent Cheng, Simon Yam, Melvin Wong, Danny Lee Prod : Ging-nyn Suen Scn : Wai-hung Cheung Photo : Gin-fai Mau Durée : 1h30. Couleurs.



 

PERDITA DURANGO

de Alex de la Iglesia - 1997 - Espagne/USA - Comédie trash


Quand Perdita Durango croise son double maléfique, le satanique Romeo Dolorosa, prêtre vaudou et pilleur de banques, l'alchimie est telle qu'ils s'associent immédiatement pour le meilleur et surtout pour le pire. Le duo maléfique kidnappe, viole et égorge sans distinction d'âges, de sexe ou de nationalités. Cherchant la couverture idéale pour faire passer une cargaison d'embryons humains à destination d'une usine de cosmétique, il capture un jeune couple propret pour passer la frontière.

Né de l'imagination fertile de l'écrivain américain Barry Gifford, Perdita Durango se présente comme la suite directe de Sailor et Lula de David Lynch. Une suite qui impressionne par sa férocité et son goût démesurés de la provo.

Avec Javier Bardem, Rosie Perez, Harley Cross, James Gandolfini Scn : Barry Gifford, Jorge Guerricaechevarria, David Trueba, Alex de la Iglesia Photo : Flavio Martinez Labiano Durée : 2h00 Couleurs.


RAZOR BLADE SMILE

de Jake West - 1998 - Grande-Bretagne - Horreur


La belle Lilith Silver aurait bel et bien dû mourir en 1850. Victime malheureuse d'un règlement de compte entre son amant, Jack Ryder, et le sinistre Sir Sethan Blake, elle se voit offrir, par ce dernier, le droit à la vie éternelle. Devenue vampire, une longue vie d'errance et de meurtres commence alors pour la jeune femme.

Érotisme, flingages à la John Woo, décapitation à la Tom Savini, Razor Blade Smile est un croisement entre Quentin Tarantino et Peter Jackson dans l'Angleterre underground d'aujourd'hui. Une curiosité pour les amateurs de films de vampires, las des sempiternelles histoires de comtes roumains.

Avec Eileen Daly, Christopher Adamson, Jonathan Coote, Kevin Howarth Prod : Jake West, Robert Mercer Scn : Jake West Photo : James Solan Mus : Richard Wells Mont : Jake West Durée : 1h40 Couleurs.

 

ORGAZMO

de Trey Parker - 1997 - USA - Comédie


Joe Young, jeune mormon expert en arts martiaux, se rend à Los Angeles dans le but d'y porter la bonne parole. Après plusieurs échecs, il se retrouve invité dans la demeure de Maxxx Orbison, pape du porno de la Côte Ouest. Celui-ci découvre en l'austère missionnaire une figure charismatique en pleine possession de ses moyens. Il en fait sa nouvelle star.

Satire délirante du milieu du porno californien, Orgazmo est déjà à placer au Panthéon des meilleures comédies américaines de la décennie. Au menu : perversion d'un innocent, combats de karaté, et rencontre au sommet entre Trey Parker et la méga-star du X Ron Jeremy. Un film dingue et excessif dans lequel Matt Stone, son compère de toujours, tient également un rôle.

Avec Trey Parker, Dian Bachar, Robyn Lynne, Michael Dean Jacobs, Ron Jeremy Prod : Fran Rubel Kuzui, Jason McHugh, Matt Stone Scn : Trey Parker Photo : Kenny Gioseffi Mus : Paul Robb Mont : Trey Parker, Michæl R. Miller Durée : 1h30 Couleurs.


EN COMPLÉMENT DE PROGRAMME


Costes, le héros solitaire

de Pascal Toussaint - 1999 - France - Document - 13' - Couleurs

Portrait d'un performer provocateur dont les shows scatologiques et les chansons outrageantes repoussent les limites de la bonne morale.

Fakir Musafar

de Michko Netchak - 1999 - USA - Document - 15' - Couleurs

Miniature sur la figure emblématique des modern primitives dont la philosophie exigeante et libératrice ­ le dépassement des limites de la douleur ­ pose sous un angle nouveau le vieux conflit corps/esprit.

Faut que ça pète !

de Stéphane Teischner - 1995 - France - Document - 23' - Couleurs

Une véritable ode à l'art complexe de la pétomanie.


Furor Teutonicus

de Jean-Jacques Rousseau - 1999 - Belgique - 30' - Couleurs

Le nouvel opus du "Ed Wood" belge. Un must de la déglingue.



Jean-Noël René Clair en crypté

de Alain Burosse & Lionel Bernard - 1999 - France - 13' - Couleurs

Morceaux choisis de la vie du spécialiste du hard pompier qui a introduit, dans le petit milieu du porno gay, une manière bien à lui de filmer les étalons en rut.