Harry D'Amour, enquêteur spécialisé dans les
phénomènes surnaturels, est confronté au
gourou d'une secte en contact avec les forces des ténèbres,
qui veut étendre la puissance du Mal sur la surface de
la Terre.
A mi-chemin entre la série B et le film d'horreur, ce film, le tout-dernier de Clive Barker, est aussi son meilleur. C'est aussi la première fois que Barker a fait appel à des effets spéciaux digitaux.
Fraîchement débarqué de son Iowa natal, Joe emménage à New York dans un petit appartement pouilleux. Mais il n'y vit pas seul: une colonie de 50 000 cafards y a élu domicile, passant leurs journées à chanter, danser et bavarder gaiement. «Les cafards sont, pour moi, de vrais héros, des survivants», explique le réalisateur John Payson pour justifier son intérêt pour ces petites blattes. «Le défi était de rendre acceptable des insectes qui suscitent en général le dégoût. Ça ouvrait la porte à toutes sortes de possibilités comiques.» Pour les besoins du tournage, 5000 authentiques cafards ont été nécessaires, auxquels se sont ajoutés de nombreux cafards recréés par ordinateur avec un souci de réalisme stupéfiant. A noter que chaque minute d'animation a nécessité un mois de travail. Mélangeant les genres les plus divers avec un égal bonheur, Joe's Apartment rend en outre une série d'hommages tous plus drôlatiques aux comédies musicales chorégraphiées par Busby Berkeley (des numéros oniriques des Chercheuses d'or aux ébats aquatiques d'Esther Williams).
Pendant sa nuit de noces, Grant Boyer se découvre l'étrange pouvoir de matérialiser chacune de ses pensées. En pleine ardeur amoureuse, sa femme se transforme tour à tour en nonne, en Statue de la Liberté ou encore en robot couinant. Plébiscité de toutes parts, il devient la star d'un grand show médiatique. Mais ses pouvoirs magiques sont convoités par d'ignobles individus : Larson Giles, président de Smile Corporation, un réseau de communication planétaire ; le Colonel Fergusson, chef de la milice de Smile Corporation ; et Solly Jim, un acteur sur le déclin. Grant devra faire appel à ses nouvelles ressources pour leur échapper.
«J'aime le caractère physique et surréaliste des cartoons de la Warner Bros et des premiers films de Max Fleischer», déclare Plympton. Et de fait, les 30 000 dessins du film réalisés de sa main sont, à l'image de cette affirmation, pris de contorsions psychédéliques, comme si Dali et Tex Avery s'étaient mélangés les pinceaux.
Un artiste, dont la femme vient de décéder brutalement,
modèle une sculpture à son image. Un matin, il remarque
que la sculpture commence à saigner et prendre vie. Mais
cette incarnation a un prix...
Version moderne et noire des mythes du Golem et de Pygmalion,
Genesis confirme, après Aftermath, l'émergence d'un
grand cinéaste.
L'officier de police Takabe enquête sur une effroyable
série de meurtres, dont le point commun est une croix taillée
sur le corps des victimes. Un jour, un jeune vagabond, Mamiya,
se fait arrêter sur les lieux d'un nouveau crime. Takabe
découvre qu'il est en fait un ancien étudiant en
psychologie devenu spécialiste de l'hypnose. Au fil de
ses recherches, le policier tentera de faire toute la lumière
sur l'inquiétant pouvoir que possède le jeune homme,
pénétrant dans un monde de cauchemar dont jamais
il n'aurait soupçonné l'existence
Utilisant les ressorts du polar classique, Kurosawa se penche
sur le malaise d'une société déboussolée
par l'imminence du nouveau millénaire et la quête
de nouvelles idéologies. Somptueusement mis en scène,
étayé par la photographie noire de Kikumura Noriaki
et le jeu rigoureux de Yakusho Koji (révélé,
en France, par son rôle dans L'Anguille d'Imamura),
Cure est un polar horrifique qui mélange brillamment
action et réflexion nihiliste sur le Japon des sans-grades
et des sectes suicidaires.