Depuis qu'ils ont quitté la Hollande pour un petit village
du sud de la France, il y a 35 ans de cela, Herman et Egbert mènent
avec leur mère une existence retirée et paisible.
Hélas, leur petite vie bien ordonnée va être
troublée par une jeune voisine qui devient l'objet de leur
convoitise mutuelle. Le dérapage est inévitable.
Parce que la crémation n'est pas une pratique répandue en Amérique Latine, les cimetières se remplissent vite. Aussi doit-on, très fréquemment, procéder à l'exhumation des corps. C'est le cas à Cuba où, tous les deux ans, la famille du défunt (ou de la défunte) doit assister à ce rituel douloureux, voire inhumain.
Thomas Stenderup: «J'ai essayé de dépeindre ce rituel au plus près, quitte à provoquer, mais avec tout le respect dû à ses "acteurs". J'espère que ce film - qui se concentre intensément sur la mort - fera naître en chacun des sentiments de vie.» A noter la présence sur la bande son des plus célèbres requiems du répertoire classique, une texture musicale qui donne toute sa solennité à Repos éternel.
Contemporain oublié de Méliès et des frères
Lumière, Arthur Dauphin fut pourtant le premier homme à
s'emparer d'une caméra. C'était en 1896, il y a
100 ans, et notre cinéaste en herbe suspectait déjà
qu'un monde nouveau se profilait derrière cette apparente
machine sans vie.
France, année 1980. Dans l'espoir de refaire sa vie, un ex-boucher au chômage s'installe à Lille avec sa maîtresse enceinte. Très vite ses espoirs deviennent aigreurs, et ses aigreurs obsessions. Sans un sou et sans amour, avec comme seul compagnon un revolver, il ne voit plus qu'un moteur à sa vie : la vengeance.
Suite enragée de Carne, Seul contre tous est une charge explosive à l'usage des mal pensants, une pensée viscérale tranchant dans le dedans et le dehors, une beauté cancéreuse atteinte par l'insolence des mots. Du Céline en plans séquences par l'un des enfants terribles les plus dérangeants du cinéma français. Prix de la Semaine de la Critique au Festival de Cannes 1998.
Ancien du Viêt-nam, Kowalski gagne sa vie comme pilote
de stock-car. À Denver, il fait le pari fou de rallier
San Francisco, à bord de sa Dodge Challenger et en moins
de 15 heures. Alertées, les polices du Nevada et de la
Californie multiplient les barrages, en vain. Au fur et à
mesure de son avancée, il devient une sorte de héros
anarchiste, mais les forces de l'ordre auront le dernier mot.
Point limite zéro est une perle rare dans l'histoire
du cinéma contestataire américain des années
70. Un Easy Rider sous amphétamines où sexe
(symbolisé par une motocycliste nue !), drogue et rock'n
roll font excellent ménage. La course-poursuite entre le
héros, laissé pour compte d'une Amérique
plongée dans le cauchemar vietnamien, et la police, présentée
comme une légion fascisante et jusqu'au-boutiste, se transforme,
au fil des kilomètres, en une véritable expérience
métaphysique. A noter que Charlotte Rampling, présente
dans la version intégrale du film, n'apparaît plus
dans celle sortie aux États-Unis !
Un demeuré, Paletta, fait des pieds et des mains pour
s'offrir du bon temps avec la fameuse putain Tremmtori. Un vieil
homosexuel, Féfé, redoute que le frère de
son amant défunt, une brute épaisse, en profite
pour lui régler son compte. Un mafieux dénommé
Lazare est dissous dans de l'acide, mais prend sa revanche une
fois ressuscité par Toto, un Messie des bas-fonds. Alors
que Paletta et Féfé se retrouvent crucifiés
en haut d'une colline, une troisième croix attend un autre
brigand ou le Christ en personne.
«Ce sont des blasphémateurs, des gens indignes
d'une quelconque attention. Ils espèrent obtenir de la
publicité de ce scandale, mais ils se trompent parce qu'ils
finiront dans le néant parce qu'ils sont le néant.»
C'est avec ces paroles enflammées que Toto qui vécut
deux fois a été accueilli par l'épiscopat
italien. Depuis Le Dernier tango à Paris et Salo,
jamais film n'avait connu un tel déchaînement de
passions. Au point d'ailleurs de se retrouver totalement censuré
pendant plus d'un an. Si les auteurs se défendent en clamant
qu'il y a dans Toto... «un sens du sacré
tout autre que le blasphème», l'accumulation
de provocations (un ange se fait sodomiser, un apprenti Christ
ne cesse de jurer, un simple d'esprit viole une statue de la vierge)
a créé une onde de choc dont l'Italie se remet encore
difficilement. Au-delà de la polémique, Toto...
est avant tout une oeuvre farfelue qui s'appuie sur une poétique
digne de Pasolini.
Un voleur professionnel parvient à s'évader de
l'asile psychiatrique où il était interné
pour meurtre. Vêtu d'un uniforme d'infirmière, il
règle son compte à un prêteur sur gages et
s'enfuit avec une importante somme d'argent. Croyant bien faire,
il se cache dans un cimetière abandonné où
une étrange cérémonie funéraire a
lieu. Tous les témoins potentiels partis, le voleur décide
de planquer son argent dans un cercueil, mais plonge, soudain,
dans un semi-coma. À son réveil, le cercueil et
l'argent ont disparu.
Même mort, Ed Wood Jr. frappe encore ! Écrit dans
les années 50 par le réalisateur de Plan 9 from
outer Space, le scénario d'Une Histoire de fou
était depuis amoureusement gardée par Kathy, la
veuve du réalisateur. Malgré de graves problèmes
d'argent, elle refusait systématiquement d'en vendre les
droits de peur de voir l'idée originelle dénaturée
: un film sans paroles conduit par l'action. Le jour où
Iliopulos découvre le script, c'est le coup de foudre.
Il exulte : «Au fil des pages, le film prenait vie devant
mes yeux !» Une bouteille de vin et quelques yeux doux
plus tard, Kathy Wood accepte de lui céder le scénario
original. La suite ? Un morceau de bravoure zinzin et bizarroïde
ponctué d'hommages aux deux autres maîtres de Iliopulos,
Hitchcock et Fellini, et où seuls sont présents
sur la bande-son des sanglots, des rires, des hurlements et une
B.O. soignée qui comprend aussi bien des classiques de
Eartha Kitt qu'un titre de ZVH, le groupe techno de Billy
Zane (producteur du film).