
Reno, jeune peintre mystique en manque d'inspiration, a le plus grand mal à honorer une commande que lui a fait un grand galeriste. Entre les conflits avec sa petite amie et la présence d'un groupe de rock bruyant dans le voisinage, il perd peu à peu la raison. Il se met à hanter les bas-fonds new-yorkais, tuant des passants à coups de perceuse.
Réalisé et interprété (sous le pseudonyme de Jimmy Laine) par Abel Ferrara, Driller Killer n'est pas seulement un film gore sombre et malsain, c'est aussi une méditation tourmentée sur la création artistique qui préfigure, sous une forme chaotique, les préoccupations futures du cinéaste.

Franck Zito assassine un couple sur une plage, puis scalpe une prostituée. La chevelure de celle-ci ira coiffer la tête d'un des mannequins qui ornent sa chambre lugubre. Parallèlement aux meurtres qu'il commet chaque nuit, Zito fait la connaissance d'un modèle dont il s'éprend.
Avec son ambiance particulièrement asphyxiante, un travail remarquable sur le son et l'interprétation hallucinée de Joe Spinell (qui a co-écrit le scénario et assuré la production exécutive du film), Maniac est considéré, à juste titre, comme un classique du cinéma malsain. Mis en quarantaine par la censure, Maniac mettra deux ans avant de sortir en salles en France, alors qu'il était déjà disponible en cassettes vidéo. On notera les impressionnants effets spéciaux sanglants réalisés par Tom Savini (Zombie, Creepshow).
Goose est le leader des Ravens, son rival est le leader psychotique des Spiders. Goose a décidé de quitter les Ravens maintenant qu'il s'est fait suffisamment d'argent en vendant de la drogue. Mais sa petite amie est battue à mort à coups de clubs de golf par les membres furieux de son gang. Goose est dès lors contraint de se cacher dans l'appartement pouilleux de son père junkie. Mélangeant arts martiaux, scènes surnaturelles et suspense, Mort à l'aube (Deadbeat at dawn) est un film totalement nihiliste, d'une violence telle qu'aucun distributeur américain n'a souhaité le sortir.
Un drogué kidnappe une femme, l'emmène dans une maison isolée, et la séquestre avant de la tuer et de disposer de son corps.
Fait de longs plans séquences dérangeants aux couleurs monochromes, le film exerce un attrait troublant. Selon son réalisateur, Kenji Onishi: «Squareworld est un film en mauvaise santé. C'est comme si de longs jets de sang pouvaient en jaillir à tout moment. J'ai conçu ce film comme un trip surréaliste, dont les variations de couleurs sont exagérées et les images granuleuses, et j'y ai mis les trois ingrédients majeurs du cinéma d'exploitation, à savoir : le sexe, la violence et le sang. A cela, j'ai apporté une touche d'humour noir. Dans tous mes films, il y a une dimension immorale, anti-féministe, qui suscite en général des protestations durant les projections... Et c'est délibéré. J'aime en effet que mes films soient considérés comme les oeuvres d'un psychopathe.»
L'itinéraire d'un serial killer dans une ville déshumanisée.
Ce troisième court métrage d'Alex Proyas a été
récompensé dans un grand nombre de festivals internationaux.
Face à la violence raciste des Blancs, un groupe de Noirs Américains décide de constituer, sous l'égide du Général Ahmed, une association d'entraide. Mais le groupe se disloque, sous l'impulsion de Kengazi, adepte de méthodes plus musclées. Celui-ci fonde une phalange para-militaire qui lutte contre la pègre.
Opposant deux conceptions de la lutte contre les Blancs, Black Gestapo a ceci de différent, avec la plupart des films de blaxploitation, qu'il montre aussi les dissensions pouvant exister au sein même de la communauté noire. Le film n'est sorti sur les écrans français qu'en 1987, 13 ans après sa réalisation, en partie en raison de son extrême violence.
Coffy, une jeune infirmière noire dont la soeur est morte d'une overdose, a déclaré la guerre aux trafiquants de drogue. Elle est amoureuse de Brunswick, politicien noir qui milite pour ses frères de race tout en participant, clandestinement, au trafic de drogue avec un gangster blanc, Vitroni.
Découverte en 1971 dans The Big Doll House, déjà signé Jack Hill, Pam Grier incarne, mieux que toute autre comédienne, le phénomène "blaxploitation". On l'a vue notamment dans The Big Bird Cage (Jack Hill, 1972), Hit Man (George Armitage, 1972), Black Mama, White Mama (Eddie Romero, 1972) ou encore Sheba, Baby (William Girdler, 1975). Mais c'est assurément Coffy, la panthère noire de Harlem qui a fait d'elle une des grandes stars des années 70. Son physique d'amazone et sa sensualité agressive ont séduit John Carpenter et Tim Burton, qui lui ont confié respectivement un rôle dans Los Angeles 2013 et Mars attacks !, mais c'est surtout Quentin Tarantino qui lui a rendu le plus vibrant hommage en lui offrant le rôle-titre de Jackie Brown.
Foxy Brown a des ennuis avec son frère Link, petit trafiquant de drogue. Avide, ce dernier va tendre un piège au petit ami de Foxy, Dalton Ford, membre de la brigade des stupéfiants. Abattu devant ses yeux, Foxy enquête sur cet assassinat, et découvre que son boyfriend a été la cible d'un groupe mafieux, spécialisé dans le trafic de drogue et les call girls et dirigé d'une main de fer par une certaine Miss Katherine.
Foxy Brown, film de vengeance tout entier dédié à la rage sensuelle de Pam Grier, est également interprété par Antonio Fargas (Huggy- les-bons-tuyaux dans la série télé Starsky et Hutch) et se permet d'intégrer la nouvelle donne politique des années 60 à travers le comité de défense du quartier, un groupuscule de Black Panthers.
De retour chez lui, un vétéran du Viêt-nam
trouve sa femme morte des suites d'une overdose. Avec l'aide de
trois de ses anciens camarades du Viêt-nam, il décide
de partir en croisade armée contre la drogue.
Contrairement à la plupart des blaxploitation, Gordon's War ne fut pas financé par une compagnie indépendante, mais produit par une major, la 20th Century Fox. On notera la présence au générique de Grace Jones, qui fait une apparition.
Phillip "masse" un client. A l'arrière-plan, on entend des messages téléphoniques sur son répondeur: un mélange bizarre de clients qui veulent du sexe, de parents qui lui rappellent ses devoirs religieux et de fans de son homonyme, le célèbre écrivain.
Dans cette comédie à l'humour juif new-yorkais, qui mélange audacieusement scènes de sexe explicites et confessions familiales entre rire et larmes, Phillip B. Roth trace un autoportrait décapant dans lequel apparaissent des personnages aussi symboliques que Rosa Von Praunheim ou Annie Sprinkle.

Montréal au coeur de la canicule de juillet. Un cri retentit dans la nuit : un homme est mort assassiné. Le tueur s'enfuit. Trois jours plus tard, il se livre à la police. Le film nous fait revivre les dernières heures d'un interrogatoire qui dure depuis trop longtemps.
Tragédie contemporaine sur le thème de la passion amoureuse, Seul avec Claude est un huis clos en forme de requiem choquant, secouant, électrisant, qui nous révèle un acteur remarquable, Roy Dupuis.
Vidéo expérimentale énergique, truffée d'images érotiques d'hommes asiatiques, Slanted Vision explore les relations entre vision et désir. Réalisé en collaboration avec divers groupes d'artistes, d'écrivains, de performers et de musiciens, la plupart homosexuels et asiatiques, le film trouve son inspiration dans un mélange disparate de séquences de films pornos gay, de films de kung-fu et d'émissions de cuisine !
Portrait du célèbre artiste Tom of Finland (de son vrai nom Touko Laaksonen) dont les dessins de mâles musculeux influençèrent l'oeuvre d'artistes comme le photographe Robert Mapplethorpe ou le cinéaste Rainer Werner Fassbinder. Cette série d'interviews a été réalisée avant sa mort en 1991.
Morimura Yasuyama est un des plus célèbres travestis japonais. Il pastiche ici Marylin Monroe dans Sept ans de réflexion.
Saint-Sébastien, ou l'exécution d'un martyr catholique. Un hommage sans dialogue au cinéma expressionniste de Kenneth Anger et de Derek Jarman.
Un soldat Blanc, blessé en pleine jungle, est découvert
par un guerrier Maori. Passé le choc culturel, une amitié
sensuelle finit par les unir avant que ne surgisse le drame. Par
le réalisateur de Desperate Remedies.
L'indescriptible Histoire du cinéma 16 est, selon son auteur, «un film autocritique du réalisateur autodidacte Jean-Jacques Rousseau. Ce film illustre les problèmes du cinéma non-professionnel : concurrence de la vidéo, chômage, crises, faillites. Le cinéaste a tourné avec des moyens précaires et limités. Tournage laborieux avec René Cuba, ancien professeur de jet-kung-do, et l'équipe psycho-dramatique de comédiens improvisés. Il s'agit d'une satire du cinéma 16 et d'une histoire abstraite à base d'intuitions symboliques. C'est le testament de l'auteur Jean-Jacques Rousseau.»
Sous titré «Le sale gosse», Ole Ege raconte la vie d'un des pionniers du cinéma pornographique danois, de l'époque de sa prohibition à sa libéralisation en 1969. Le film contient de nombreux extraits des productions du cinéaste, de ses premiers "nudies" à ses films carrément hard comme Bodil, un jour de l'été 1970.

Au milieu de nulle part, un groupe de quatre hommes et trois femmes débarquent, un soir d'orage, dans une maison hantée. Une femme en noir les accueille. Elle est veuve, conserve son mari dans un bocal géant et séquestre son fils monstrueux dans une pièce de la maison.
Débutant comme une série B fantastique des années 50, Thundercrack se mue en film pornographique introspectif accumulant les scènes hard-core : masturbations, accouplements homosexuels et hétérosexuels, bacchanales hautement délirantes. Un film recommandé par John Waters : «J'ai adoré ce film. J'aime son style et j'aime ses scènes de sexe, car elles sont réelles.»
Jacky s'installe dans une grande ville avec son boyfriend Martijn
et trouve un job dans une boutique qui vend drogues, vitamines
et champignons hallucinogènes. Elle fait la connaissance
d'un homme d'affaires véreux, JP, qui la convainc de dealer
pour lui.
Situé dans l'univers des house party, de la drogue et de la dance music, Wasted ! est un trip cinématographique sous ecstasy follement énergique, qui mélange cinéma et vidéo dans un kaléidoscope de couleurs bigarrées et ultra saturées. Le premier film authentiquement "techno".

Un hommage techno-atmosphérique au pouvoir de la douleur, du plaisir, du voyeurisme et du sado-masochisme. Avec notamment Joe Hermann, membre du Jim Rose Circus.
Blond Storm et Black Tempest, deux anciennes catcheuses aux super-pouvoirs, affrontent un esprit maléfique dans un Paris enchanté.
Un tryptique explorant les brutalités de la vie, à travers la naissance, l'acte sexuel et la mort.