

Extrait de 4 Scenes in an harsh Life. Un homme s'agite
dans un lit. Transpirant par tous les pores de sa peau, il s'essuie,
prend son bras et y enfonce une vingtaine de seringues du poignet
jusqu'à l'épaule. Puis il les enlève une
à une, prend un miroir et regarde son visage. Agacé
par cette vision, il enfonce très violemment deux épaisses
et longues aiguilles dans son front jusqu'à ce que du sang
s'écoule des plaies qu'il s'est infligé. Cet accès
de violence passé, l'homme s'agassit, remue à nouveau
dans son lit, enlève ses vêtements de nuit et monte
nu à une échelle de corde haut, très haut,
pour rejoindre son rêve.
Reprise solo de la fin de Martyrs & Saints. Un homme
(Ron Athey) se retrouve encordé à un arbre et subit
le martyre de St Sebastien. Attaché très fermement
par les bras, un bourreau lui enfonce des aiguilles et des flèches
dans le corps. La souffrance se mêle à la joie de
la libération.
Après la lecture de l'essai de Bataille intitulé L'Anus solaire, Ron Athey a l'idée de se faire tatouer un soleil noir autour de son anus, soleil dont les extrémités partent du bas de son dos pour se terminer près du scrotum. Ce tatouage, exécuté par Kirby White, a pris quatre heures. Son exécution, filmée par Cyril Kuhn, sert d'introduction à la performance. Sur l'image d'un anus d'où sort un soleil, un homme (Ron Athey) s'approche d'une chaise, s'assied et extrait lentement de son rectum une série de perles. Une fois toutes les perles expulsées, il s'habille en Marlene Dietrich, place une couronne sur sa tête et des godemichets sur ses chaussures à talons aiguilles. Il s'enfonce ensuite des crochets dans ses joues et les relie à la couronne. Un étrange rictus se dessine alors. Les godemichets entrent ensuite en action pénétrant l'anus de l'homme avec plus ou moins de violence. Son visage redevenu immaculé, l'homme démonte la chaise et s'allonge respectueusement sur le sol près de celle-ci.

Un impresario dérangé lance un spectacle de Grand-Guignol dans son théâtre off-Broadway, le Théâtre du Macabre. En fait, la respectable vitrine est une plaque tournante de la Traite des blanches en Amérique !
Enucléation, mutilation, décapitation, cannibalisme... Autant de scènes qui ponctuent cette production fauchée de 1976, re-distribuée par Troma en 1981, et qui inspirera les délicieux nanars gores et sexy produits par Lloyd Kaufman. D'un mauvais goût notoire, le film a été censuré sous la pression du mouvement Woment Against Pornography Protest.
Au temps de Cromwell, Hopkins, chasseur de sorcières
illuminé et cruel, multiplie les exactions au nom de l'Eglise.
Une jeune fille s'offre à lui dans le but de sauver son
oncle accusé, à tort, de sorcellerie. En vain, l'homme
est exécuté. Le fiancé de la malheureuse
venge alors son honneur perdu.
Une évocation historique soignée qui dénote
par sa spectaculaire cruauté et la multiplication des scènes
de torture. Film testament de Michael Reeves, mort d'une overdose
à l'âge de 26 ans, il rassemble toutes les obsessions
de son auteur : sa passion pour les sciences occultes et sa haine
de l'intolérance religieuse. Avec l'extraordinaire Vincent
Price dans le rôle titre.
«Confesse-toi, confesse que tu te livres à la
sorcellerie et à des relations contre-nature avec le Malin
!» Au XVIIIe siècle, en Autriche, la chasse aux
sorcières bat son plein avec son cortège d'interrogatoires
barbares, d'ignobles tortures et d'exécutions sommaires.
Un conte horrifique et baroque qui ne recule devant aucune extrêmité.
Voilà comment on pourrait définir La Marque du
diable, resté inédit en France et qui connut
les honneurs d'une suite, Mark of the Devil 2, réalisé
par Adrian Hoven, producteur du premier et spécialiste
du genre. A noter que des "vomit bags" étaient
remis au début des projections lors de la sortie du film
aux États-Unis.
Alors que la défaite s'annonce irrémédiable,
une unité, spécialisée dans les expérimentations
chimiques et bactériologiques, est chargée par l'Empereur
de créer de nouvelles armes capables de renverser le cours
de la Seconde Guerre mondiale. Le camp 731, au Nord-Ouest de la
Chine, sert alors de vivier de "cobayes humains". Près
de 3000 Chinois et Coréens y périront sous la férule
du sinistre Lieutenant Général Shiro Ishii.
Sensationnaliste et outrancier, Camp 731 est aussi et surtout
l'oeuvre d'un cartésien prêt à repousser toutes
les limites pour atteindre au vérisme historique, comme
son auteur en témoigne : «C'est vrai, nous avons
utilisé un véritable cadavre d'enfant pour la scène
de l'autopsie. Nous avons demandé à la police locale
s'ils avaient entendu parler d'un enfant mort de maladie ou victime
d'un accident. Nous avons attendu deux mois. Aucune réponse.
Et puis, un jour, un policier m'appelle pour me dire qu'un petit
garçon vient de mourir et me précise : «Je
n'ai qu'une heure devant moi avant l'autopsie du médecin
légiste.» J'arrête tout ce que je suis en
train de faire et je file voir les parents de l'enfant. Je leur
parle du film, de la nécessité que j'ai de filmer
l'autopsie de leur gosse. Et ils acceptent. Pour eux, c'était
une manière positive de servir la mémoire du peuple
chinois» En Chine, le film a provoqué la mort
par infarctus de seize spectateurs.
Un violeur fait régner la terreur dans un quartier populaire
de Hong Kong. Les soupçons se tournent vers une école
pour jeunes attardés mentaux. Parmi les élèves,
la jeune Ming Ming, qui poursuit le rêve de devenir danseuse.
Victime du violeur en série, elle parvient à identifier
son agresseur, mais celui-ci, faute de preuves tangibles, est
libéré sur-le-champ.
Expert en intrigue nihiliste dans un Hong Kong interlope, aux
antipodes des bouffonneries élastiques d'un Jackie Chan,
Billy Tang s'inspire d'une histoire vraie pour signer un des polars
les plus sanglants des années 90. Une descente aux enfers
brutale, sans compromis et furieusement malsaine.
Bosseur infatigable, époux modèle, père
exemplaire, Cheng est ce qu'on appelle communément «un
type bien». Mais un après-midi, tout son petit paradis
artificiel implose lorsqu'il découvre sa femme, au lit,
avec un autre homme. Il se réfugie alors dans un bar où
son destin bascule. Ivre mort, il engage, par mégarde,
un tueur à gages pour tuer sa femme et l'amant de celle-ci.
Le tueur s'exécute et réclame son dû. Cheng
ne pouvant pas payer, sa boutique est détruite et les ennuis
s'accumulent : Cheng provoque, en effet, la mort du frère
d'un vétéran du Viêt-nam. Assoiffé
de vengeance, ce dernier, psychopathe notoire, kidnappe la mère
et la fille de Cheng.
Du "Shockasia" millésimé. Billy Tang en
fait voir de toutes les couleurs au gros et sympathique Kent Cheng
(Le Parrain de Hong Kong, Crime Story) dans cette
histoire de vengeance labyrinthique et grand-guignolesque. Empreint
d'ultra-violence et d'humour noir, Run and Kill est un
summum de mauvais goût vidé de tout repère
moral.

Quand Perdita Durango croise son double maléfique, le
satanique Romeo Dolorosa, prêtre vaudou et pilleur de banques,
l'alchimie est telle qu'ils s'associent immédiatement pour
le meilleur et surtout pour le pire. Le duo maléfique kidnappe,
viole et égorge sans distinction d'âges, de sexe
ou de nationalités. Cherchant la couverture idéale
pour faire passer une cargaison d'embryons humains à destination
d'une usine de cosmétique, il capture un jeune couple propret
pour passer la frontière.
Né de l'imagination fertile de l'écrivain américain
Barry Gifford, Perdita Durango se présente comme
la suite directe de Sailor et Lula de David Lynch. Une
suite qui impressionne par sa férocité et son goût
démesurés de la provo.
La belle Lilith Silver aurait bel et bien dû mourir en
1850. Victime malheureuse d'un règlement de compte entre
son amant, Jack Ryder, et le sinistre Sir Sethan Blake, elle se
voit offrir, par ce dernier, le droit à la vie éternelle.
Devenue vampire, une longue vie d'errance et de meurtres commence
alors pour la jeune femme.
Érotisme, flingages à la John Woo, décapitation
à la Tom Savini, Razor Blade Smile est un croisement
entre Quentin Tarantino et Peter Jackson dans l'Angleterre underground
d'aujourd'hui. Une curiosité pour les amateurs de films
de vampires, las des sempiternelles histoires de comtes roumains.
Joe Young, jeune mormon expert en arts martiaux, se rend à
Los Angeles dans le but d'y porter la bonne parole. Après
plusieurs échecs, il se retrouve invité dans la
demeure de Maxxx Orbison, pape du porno de la Côte Ouest.
Celui-ci découvre en l'austère missionnaire une
figure charismatique en pleine possession de ses moyens. Il en
fait sa nouvelle star.
Satire délirante du milieu du porno californien, Orgazmo
est déjà à placer au Panthéon des
meilleures comédies américaines de la décennie.
Au menu : perversion d'un innocent, combats de karaté,
et rencontre au sommet entre Trey Parker et la méga-star
du X Ron Jeremy. Un film dingue et excessif dans lequel Matt Stone,
son compère de toujours, tient également un rôle.
Miniature sur la figure emblématique des modern primitives dont la philosophie exigeante et libératrice le dépassement des limites de la douleur pose sous un angle nouveau le vieux conflit corps/esprit.
Une véritable ode à l'art complexe de la pétomanie.
Le nouvel opus du "Ed Wood" belge. Un must de la déglingue.
Morceaux choisis de la vie du spécialiste du hard pompier
qui a introduit, dans le petit milieu du porno gay, une manière
bien à lui de filmer les étalons en rut.