
Steven Grlscz est beau, spirituel, généreux et
vampire de confession. Suceur de sang, certes, mais d'un type
un peu spécial : il ne peut se repaître de ses victimes
qu'à condition qu'elles tombent amoureuses de lui. Lorsque
sa dernière conquête est repêchée en
mer, la police ouvre une enquête. L'absence de mobile disculpe
vite Steven, mais les inspecteurs qui l'ont interrogé sont
dubitatifs quant à l'innocence du jeune homme. Il découvre
qu'une autre de ses ex-petites amies a déjà disparu
dans des circonstances similaires. Tandis que les deux hommes
poursuivent leur investigation, Steven rencontre Anna, qui devient
son âme soeur et scelle irrémédiablement son
destin
Conte moderne au climat envoûtant, La Sagesse des crocodiles
surprend par sa stylisation exacerbée et ses partis pris
scénaristiques proprement étonnants comme la scène
d'affrontement entre Steven Grlscz et les membres d'un gang où
Leong choisit de faire fusionner Kobayashi (époque Rebellion)
et Shaw Brothers (époque Chang Cheh). Plus qu'une simple
curiosité, La Sagesse des crocodiles marque durablement
par son étrangeté et son encrage toujours actuel
: celle de la quête éperdue du bonheur.

L'officier de police Takabe enquête sur une effroyable
série de meurtres, dont le point commun est une croix taillée
sur le corps des victimes. Un jour, un jeune vagabond, Mamiya,
se fait arrêter sur les lieux d'un nouveau crime. Takabe
découvre qu'il est en fait un ancien étudiant en
psychologie devenu spécialiste de l'hypnose. Au fil de
ses recherches, le policier tentera de faire toute la lumière
sur l'inquiétant pouvoir que possède le jeune homme,
pénétrant dans un monde de cauchemar dont jamais
il n'aurait soupçonné l'existence
Utilisant les ressorts du polar classique, Kurosawa se penche
sur le malaise d'une société déboussolée
par l'imminence du nouveau millénaire et la quête
de nouvelles idéologies. Somptueusement mis en scène,
étayé par la photographie noire de Kikumura Noriaki
et le jeu rigoureux de Yakusho Koji (révélé,
en France, par son rôle dans L'Anguille d'Imamura),
Cure est un polar horrifique qui mélange brillamment
action et réflexion nihiliste sur le Japon des sans-grades
et des sectes suicidaires.

Ancien du Viêt-nam, Kowalski gagne sa vie comme pilote
de stock-car. À Denver, il fait le pari fou de rallier
San Francisco, à bord de sa Dodge Challenger et en moins
de 15 heures. Alertées, les polices du Nevada et de la
Californie multiplient les barrages, en vain. Au fur et à
mesure de son avancée, il devient une sorte de héros
anarchiste, mais les forces de l'ordre auront le dernier mot.
Point limite zéro est une perle rare dans l'histoire
du cinéma contestataire américain des années
70. Un Easy Rider sous amphétamines où sexe
(symbolisé par une motocycliste nue !), drogue et rock'n
roll font excellent ménage. La course-poursuite entre le
héros, laissé pour compte d'une Amérique
plongée dans le cauchemar vietnamien, et la police, présentée
comme une légion fascisante et jusqu'au-boutiste, se transforme,
au fil des kilomètres, en une véritable expérience
métaphysique. A noter que Charlotte Rampling, présente
dans la version intégrale du film, n'apparaît plus
dans celle sortie aux États-Unis !
Un demeuré, Paletta, fait des pieds et des mains pour
s'offrir du bon temps avec la fameuse putain Tremmtori. Un vieil
homosexuel, Féfé, redoute que le frère de
son amant défunt, une brute épaisse, en profite
pour lui régler son compte. Un mafieux dénommé
Lazare est dissous dans de l'acide, mais prend sa revanche une
fois ressuscité par Toto, un Messie des bas-fonds. Alors
que Paletta et Féfé se retrouvent crucifiés
en haut d'une colline, une troisième croix attend un autre
brigand ou le Christ en personne.
«Ce sont des blasphémateurs, des gens indignes
d'une quelconque attention. Ils espèrent obtenir de la
publicité de ce scandale, mais ils se trompent parce qu'ils
finiront dans le néant parce qu'ils sont le néant.»
C'est avec ces paroles enflammées que Toto qui vécut
deux fois a été accueilli par l'épiscopat
italien. Depuis Le Dernier tango à Paris et Salo,
jamais film n'avait connu un tel déchaînement de
passions. Au point d'ailleurs de se retrouver totalement censuré
pendant plus d'un an. Si les auteurs se défendent en clamant
qu'il y a dans Toto... «un sens du sacré
tout autre que le blasphème», l'accumulation
de provocations (un ange se fait sodomiser, un apprenti Christ
ne cesse de jurer, un simple d'esprit viole une statue de la vierge)
a créé une onde de choc dont l'Italie se remet encore
difficilement. Au-delà de la polémique, Toto...
est avant tout une oeuvre farfelue qui s'appuie sur une poétique
digne de Pasolini.
Un voleur professionnel parvient à s'évader de
l'asile psychiatrique où il était interné
pour meurtre. Vêtu d'un uniforme d'infirmière, il
règle son compte à un prêteur sur gages et
s'enfuit avec une importante somme d'argent. Croyant bien faire,
il se cache dans un cimetière abandonné où
une étrange cérémonie funéraire a
lieu. Tous les témoins potentiels partis, le voleur décide
de planquer son argent dans un cercueil, mais plonge, soudain,
dans un semi-coma. À son réveil, le cercueil et
l'argent ont disparu.
Même mort, Ed Wood Jr. frappe encore ! Écrit dans
les années 50 par le réalisateur de Plan 9 from
outer Space, le scénario d'Une Histoire de fou
était depuis amoureusement gardée par Kathy, la
veuve du réalisateur. Malgré de graves problèmes
d'argent, elle refusait systématiquement d'en vendre les
droits de peur de voir l'idée originelle dénaturée
: un film sans paroles conduit par l'action. Le jour où
Iliopulos découvre le script, c'est le coup de foudre.
Il exulte : «Au fil des pages, le film prenait vie devant
mes yeux !» Une bouteille de vin et quelques yeux doux
plus tard, Kathy Wood accepte de lui céder le scénario
original. La suite ? Un morceau de bravoure zinzin et bizarroïde
ponctué d'hommages aux deux autres maîtres de Iliopulos,
Hitchcock et Fellini, et où seuls sont présents
sur la bande-son des sanglots, des rires, des hurlements et une
B.O. soignée qui comprend aussi bien des classiques de
Eartha Kitt qu'un titre de ZVH, le groupe techno de Billy
Zane (producteur du film).

Les Baltus se rendent dans un cirque itinérant, mais
les clowns font tout pour les empêcher de partir.
Une femme en panne de serviettes hygiéniques flingue
tout ce qui bouge.
Un jardin de pommiers. Une vieille femme. Une enfant qui joue
avec des corps d'hommes en train de mûrir. Des crânes
qu'on fracasse pour en sortir le suc.
Parodie de pub pour de l'alimentation féline.
Deux "jeunes" garçons décident d'opérer la jambe blessée d'un de leurs copains. L'expérience tourne au cauchemar.

L'Eglise de la Grande Étrangeté a des idées
sur tout et en particulier sur la drogue, les prostituées
et les mendiants. Un noyau de résistance se crée.
Les conséquence surnaturelles de la gourmandise d'un
homme.
Dans un monde tout à la fois proche et irréel, une jeune fille est prête à tout pour acquérir le dernier bijou à la mode.
Une troupe ésotérique monte un spectacle déjanté
autour de la chasse.
Un jeune garçon est enchaîné par ses parents
pendant toute son enfance. Un traumatisme qui fera de lui un être
sauvage et sans repère moral.
Les écrits d'un poète se transforment en film
muet.

L'exploration d'un cargo par une équipe de TV se révèle
terrifiante.
Un maniaque de l'ordre et de la propreté voit sa vie
chamboulée le jour où son obsession l'emporte sur
son travail.
Paulo et Ana Luiza aiment les loisirs et les jeux d'un type
un peu spécial.
Le troisième opus des inénarrables aventures
de Pic Pic, le cochon et de André, le cheval rouge.
Un collectionneur de pull-overs cherche en vain dans sa panoplie
celui qui ne le grattera pas.
Variation tout en musique autour du machinisme et de la sexualité.
Poussée par le besoin d'argent et le goût du risque,
une jeune femme décide de vendre son corps pour une heure.
Une expérience indélébile.
Agacé par l'incapacité de sa femme à faire
tourner la maison, un homme achète un robot à tout
faire. Mais une surprise de taille l'attend...
Deux bouchers. Une cave. Une chaleur étouffante. Des
pulsions incontrôlables.