Dans les années 50, la petite ville de Santa Mira, en Californie, est le théâtre d’une épidémie ôtant toute émotion à ses habitants, progressivement transformés en automates. À moins qu’il ne s’agisse d’une invasion venue d’ailleurs...
Adapté du roman de Jack Finney paru l’année précédente, le film de Don Siegel impose sur les écrans la figure désormais iconique des “body snatchers”, qui brillera à nouveau dans les adaptations de Philip Kaufman et d’Abel Ferrara. Paranoïa, peur de l’autre et de l’inconnu, dépossession des affects, déshumanisation : autant de thèmes au cœur d’une intrigue mêlant science-fiction et film noir, où se rejoignent métaphore historique, en pleine Guerre froide, et parabole universelle sur l’essence même de l’être humain. Un grand classique, élégant et terrifiant, qui n’a rien perdu de sa pertinence.
Philippe Vuillemin
J’avais déjà fait sous moi auparavant, mais jamais autant que lorsque j’ai vu Les Profanateurs pour la première fois. J’avais 9 ans, et c’était sur un tout petit écran. L’occasion se présente de le voir enfin sur grand écran. Attendez-vous au pire.
Séances
05/09 • 17h15 • Salle 100
Présenté par Philippe Vuillemin
Crédits
Avec : Kevin McCarthy, Dana Wynter, Larry Gates, King Donovan, Carolyn Jones...
Scénario : Daniel Mainwaring, d'après le roman de Jack Finney
Philippe Vuillemin